Le jargon marketing sert deux fonctions

La première est légitime : nommer précisément des choses qui existent. La seconde l’est beaucoup moins : impressionner un client pour qu’il n’ose pas demander ce qu’il achète. Après dix ans à diriger des équipes commerciales, j’ai vu les deux à l’œuvre, et j’ai appris à les distinguer assez vite.

Ce glossaire est là pour que vous puissiez faire pareil. Il n’est pas classé par ordre alphabétique.. Il est classé par ce que vous êtes en train de faire : acheter une prestation, comprendre comment on écrit, mesurer un résultat, ou parler visibilité.

Et il se termine par la section que vous ne trouverez pas ailleurs : les termes dont il faut se méfier.

En résumé

Le copywriting est la rédaction de textes conçus pour déclencher une action précise : acheter, prendre rendez-vous, s’inscrire, demander un devis. Il se distingue de la rédaction web, qui vise à informer.

Les termes techniques du métier se répartissent en quatre familles : ce que vous achetez (page de vente, séquence email, tunnel), comment c’est écrit (PAS, AIDA, accroche, objection), ce qu’on mesure (taux de conversion, CPA, taux d’ouverture), et comment on est trouvé (SEO, GEO, maillage interne).

Un prestataire qui ne sait pas expliquer un terme en une phrase compréhensible ne le maîtrise généralement pas.

1. Les mots qui désignent ce que vous achetez

Ce sont ceux qui figurent sur un devis.

Si vous ne devez retenir qu’une famille, c’est celle-ci : elle détermine ce que vous payez.

2. Les mots qui décrivent comment un texte est construit

Ce sont les termes de méthode. Ils vous servent à comprendre ce qu’on vous livre et à repérer quand on ne vous livre rien de structuré.

3. Les mots qui mesurent si ça marche

Ce sont ceux qui reviennent dans les rapports. Vous n’avez pas besoin de tous les suivre. Vous avez besoin de savoir lesquels comptent pour vous.

4. Les mots de la visibilité

Ce sont les plus chargés de mythologie. C’est aussi là que le jargon sert le plus souvent à vendre du vent, alors les définitions qui suivent sont volontairement sobres.

5. Les termes dont il faut se méfier

Cette section n’est pas un règlement de comptes. Ce sont des mots que j’entends régulièrement chez des prospects venus me voir après une expérience décevante et ils partagent un point commun : ils désignent rarement quelque chose de vérifiable.

Le seul test qui compte

Faites expliquer chaque terme technique en une phrase, sans autre jargon.

Un prestataire qui maîtrise un concept sait toujours le traduire. Celui qui s’abrite derrière le vocabulaire, en général, n’a pas grand-chose derrière.

Ce test vaut aussi pour moi. Si l’un des termes de ce glossaire vous paraît encore obscur, c’est que je l’ai mal expliqué. Dites-le-moi.

Et maintenant ?

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est probablement qu’un devis ou une proposition vous attend quelque part et que vous voulez savoir ce qu’on vous vend avant de signer.

Le bilan que je propose sert exactement à ça : trente minutes pour regarder vos textes ensemble, nommer ce qui bloque, et vous donner deux ou trois points à corriger. Que vous travailliez ensuite avec moi ou avec quelqu’un d’autre.

Sans jargon. C’était un peu l’idée de cet article.